Le livre du mois : Foutez-vous la paix

Parlons culture avec le livre du mois, Foutez-vous la paix de Fabrice Midal. Dans cet ouvrage édité en livre de poche et aisé à lire, l’auteur « démonte » certaines idées reçues sur le développement personnel en général. Mais également la méditation, la pensée positive, le management moderne, etc… Et de certains principes éducatifs actuels en particulier.

Fabrice Midal est philosophe et écrivain. Il est le fondateur de l’école occidentale de méditation, pour en savoir plus, vous pourrez consulter son site www.fabricemidal.com.

L’idée centrale de foutez-vous la paix

Les injonctions de performances atteignent et régissent aussi le champ reconnu sous le label « développement personnel », en opposition avec sont but premier qui est d’acquérir à certains stades et moments de nos vies, un mieux être personnel. C’est ce paramètre que l’auteur dé-construit dans son petit « guide » en plusieurs chapitres : cessez de méditer, cessez d’être calme, cessez de vouloir aimer, etc…

En quoi est-ce important ?

Les occidentaux sont pétris des valeurs liées à la raison et à la volonté. Or, pour parvenir à ce mieux être auquel tant de personnes aspirent, retrouver certains « réflexes » ou « instincts »primaires, annihilés par l’éducation, les coups durs de l’existence, les croyances politiques, morales ou religieuses, est une condition de base.

Par exemple, l’auteur s’emploie à démontrer que la volonté n’a rien à faire dans les processus de « méditation ». Ni d’ailleurs la notion d’apprentissage ou celle de technique. Il témoigne de son expérience et allège les préceptes de tous les ouvrages actuels qui « enseignent » cette posture. La méditation est avant tout une liberté et une libération, un chemin très personnel et au fond, très simple et intime. Tout le contraire de ces usines à gaz qu’on nous vend à prix d’or et qui nous plongent si souvent dans ce sentiment d’impuissance parce qu’on ne parvient pas à faire « juste ».

Dans son texte, il casse ces mythes modernes qui sont autant de nouvelles prisons.

« Se foutre la paix n’est autre que s’autoriser à l’émerveillement, à toucher l’esprit d’enfance que nous avons enfoui sous nos paroles d’expert. Un tel bonheur ne dépend pas des circonstances et c’est une profonde délivrance… » Conclusion de l’auteur.

Pour vous procurer le livre, cliquez sur l’image.

Catherine Schmidt-Maillet

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